Infographie AHI/ODI + exemple de tracé

Les rapports d’apnées s’appuient sur quelques indicateurs centraux. Voici comment lire l’essentiel, et surtout où se cachent les pièges d’interprétation.

Les indicateurs indispensables

  • AHI (Apnea-Hypopnea Index) : événements/heure. Repères usuels : léger 5–15, modéré 15–30, sévère >30.
  • ODI (Oxygen Desaturation Index) : désaturations/heure. Complète la lecture de l’AHI.
  • SpO₂ : moyenne, nadir, temps < 90 %. Attention aux artéfacts.
  • Temps d’enregistrement vs temps de sommeil réel : en polygraphie ventilatoire, on peut sous- ou surestimer l’AHI.

Qualité du signal et contexte

Capteurs bien posés, fuites minimisées, temps d’analyse suffisant. La position (décubitus dorsal) et le REM peuvent aggraver les apnées : s’ils sont peu représentés, la sévérité peut être sous-estimée.

Après le diagnostic : mise en route et suivi

PPC / CPAP

  • AHI résiduel : objectif bas et stable.
  • Fuites : confort du masque, taille/adaptation.
  • Adhérence : heures/nuit, phénomènes d’abandon.

Alternatives et co-mesures

  • Orthèse d’avancée mandibulaire (selon profil).
  • Hygiène de sommeil, perte pondérale, prise en charge ORL.

Attention : un rapport ne remplace pas l’évaluation clinique par un médecin du sommeil. Cet article est un support pédagogique.

À retenir

  • AHI/ODI ne disent pas tout : regardez la qualité d’enregistrement et le contexte.
  • La position et le REM peuvent masquer/révéler la sévérité.
  • En suivi, croisez AHI résiduel, fuites et adhérence.